META - FRANÇAIS - 20 août, 1999
Le bulletin du traducteur spirituel
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DANS META AUJOURD'HUI
1. CONTREPETERIES
2. BLAGUES
3. L'AUTEUR ET LES TYPES DE LA CONSCIENCE D'AUTEUR DANS LA
LITTERATURE RUSSE
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1. CONTREPÈTERIES
La fan de Tintin apprécie la verve d'Hergé.
Le fou d'étrilles rejette les crabes z'osseux.
La jeune fille contemple un plant qui vient de la Guinee.
Je n'ai pas de rebords à mes épaulettes
Les concierges n'aiment pas qu'on les éveille brusquement.
2. BLAGUES
Parlez-vous l'europanto?
Si vous êtes européen, vous parlez sans doute "l'europanto". C'est l'unique langue au monde qui s'apprend sans l'étudier et que les Européens d'un niveau d'études moyen sont en mesure de parler sans s'en apercevoir. Son "inventeur", Diego Marani, interprète et traducteur, vient d'en expliquer la substance: "No est englando, no est espagno, no est franzo, no est keine known lingua aber du understande." L'europanto,
comme l'a baptisé Diego Marani, est composé de 42 % d'anglais, de 38 % de francais, de 15 % d'autres langues européennes et "de 5 % de fantaisie". L'idée de l'europanto est née d'un jeu entre collègues traducteurs. La langue est sans contrainte, il suffit de faire une phrase en utilisant au moins trois langues différentes. Pour dire "je t'aime" ou "I love you", on peut se laisser aller: "Ich turbo toi", "Ich amorante van toi" ou encore "Me palpito por toi".
(Libération)
Envoyée par Birgit (Allemagne)
Le test du cochon (déjà parue en espagnol)
Prenez un crayon, il est toujours intéressant d'apprendre à se connaître !
Suivez les instructions au fur et à mesure, sans essayer de lire plus loin. Ça ne vaut le coup que si vous jouez le jeu sans tricher !
Prenez une feuille de papier vierge et dessinez-y un cochon, un dessin simple, sans y passer la journée. UN COCHON QUOI !
DESSINEZ LE COCHON AVANT DE LIRE PLUS LOIN,
SINON CELA NE MARCHERA PAS !
SANS RIRE, N'ALLEZ PAS PLUS LOIN AVANT D'AVOIR
FAITES LE DESSIN. PAS DE TRICHERIE -ÇA GÂCHE TOUT.
DESSINEZ LE COCHON D'ABORD !
VOUS AVEZ FAIT LE DESSIN ? SINON REVENEZ EN ARRIÈRE ET FAITES -LE
M A I N T E N A N T !
Bien, maintenant allons-y....
Le cochon dessiné va servir à analyser - simplement bien sûr - certains traits de votre personnalité.
Si le cochon est dessiné:
* Vers le haut de la feuille, vous êtes d'un caractère positif et optimiste
* Vers le milieu, vous êtes plutôt réaliste.
* Vers le bas, vous êtes pessimiste et avez tendance à réagir négativement.
* Orienté vers la gauche, vous croyez en la tradition et l'amitié, vous retenez les dates (anniversaires etc.)
* Orienté vers la droite, vous êtes innovant et actif, par contre votre sens de la famille n'est pas très développé.
* Orienté de face (vous regardant), vous êtes direct et vous aimez jouer à l'avocat du diable. Jamais vous n'évitez les longues discussions.
* Avec beaucoup de détails, votre esprit est analytique, prudent, voire méfiant.
* Avec peu de détails, vous êtes émotionnel et naïf, vous avez tendance à prendre des risques.
* Si les quatre pattes ne sont pas visibles, vous n'êtes pas sûr de vous ou vivez une période d'intenses transitions.
* Avec quatre pattes visibles, vous êtes assuré, opiniâtre et fidèle à vos idées.
* Avec plus de quatre pattes, vous êtes un doux rêveur !
* La taille des oreilles indique l'attention que vous portez aux autres: Plus elles sont grandes, plus vous êtes attentif.
* La taille de la queue indique la qualité de votre vie sexuelle !!! donc plus elle est longue ......!
Bon ! Qui n'a pas dessiné de queue ?
Envoyée par Richard (Suisse)
Nouveau "virelangue"
Coco le concasseur de cacao aimait Kiki la cocotte. Kiki la cocotte avait dit que son coeur et son corps seraient acquis a qui aurait acquis un caraco kaki a col de karacoul. Un marquis coquin coquet cocasse et caduque acquit le caraco kaki a col de karacoul et l'offrit a Kiki la cocotte. Quand Coco le concasseur de cacao vit Kiki la cocotte avec le caraco kaki a col de karacoul il dit: " Ca y est, je suis cocu!"
Envoyée par Nicole (France)
Note de Termium:
OBS*Rappelons que dans Traduire no 45, on trouve, à la p.26 : "L'allemand Zungenbrecher, l'anglais tongue-twister, l'italien sciolilingua et l'espagnol trabalenguas ne pouvaient se traduire que par une périphrase. Les folkloristes proposent, pour combler cette lacune, le joli terme de "virelangue".*c
OBS*Virelangue : Terme entériné par le Comité de linguistique de Radio-Canada et le Secrétariat d'État du Canada.*d
OBS*Fourchelangue : mot forgé par Claude Hagège (L'Homme de paroles, Paris, Fayard, 1986, p. 86).*e
Ma note:
J'ai choisi "virelangue" pour la beauté du terme même si on dit "j'ai la langue qui a fourché".
Le concombre
C'est une femme qui, au bout de plusieurs années de mariage, en avait soudain plus qu'assez que son mari exige qu'ils fassent toujours l'amour dans le noir. Espérant libérer son mari de ses inhibitions en agissant sans prévenir, elle profite d'une séance de ça-va-ça-vient torride pour allumer la lumière... et découvrir en son sexe non pas un pénis turgescent mais un concombre tout à fait naturel.
- Tu ne vas pas me dire que tu as utilisé ça pendant les cinq années qui viennent de s'écouler???!!!
- Chérie... Laisse-moi t'expliquer!
- Espèce de salaud. Tu n'es qu'un... qu'un... qu'un impuissant!
- Impuissant peut-être, mais en parlant de salaud, peut-être voudrais tu m'expliquer comment sont nés nos trois enfants?
Le bordel
C'est le père qui se promène avec son fils (6 ans):
- Papa, papa, c'est quoi, ça ?
- ça, c'est une mercerie.
-Et qu'est-ce qu'on y fait ?
-On y vend des boutons, du tissu,...
-Et ça, qu'est-ce que c'est ?
-Ca, c'est une boucherie.
-Et qu'est-ce qu'on y fait ?
-On vend de la viande.
-Et ça qu'est-ce que c'est (il montre un bordel) ?
-Je te le dirai quand tu sera plus grand !
Alors, intrigué, le petit va casser sa tirelire et se pointe au bordel et sonne.
La maquerelle lui ouvre et le fait vite entrer pour pas qu'on le voit devant la porte.
Elle appelle une de ses filles et lui dit de préparer quelques tartines de Nutella pour le petit garçon
Le père rentre à ce moment-là du travail et s'étonne de ne pas voir son fils à la maison.
Il repense à la dernière question de son fils. Il décide d'aller voir. Quand il arrive devant le bordel, il voit son fils ressortir avec un sourire jusqu'aux oreilles.
Le père: Tu n'as pas honte, espèce de morveux. Qu'est-ce que t'as fait là-dedans.
Le fils: Je m'en suis tapé 5, la 6ème j'en pouvais plus, alors je l'ai léchée.
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Je vous demande de lire ce qui suit en toute objectivité (sans subjectivité). Elle vient d'être traduite du russe, vous en avez donc l'exclusivité. Le français est lisible mais on peut voir que le texte n'a pas été rédigé dans notre langue maternelle. Ce qui compte c'est le fond...
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3. L'AUTEUR ET LES TYPES DE LA CONSCIENCE D'AUTEUR DANS LA LITTERATURE RUSSE
Un jour on a demandé à Youry Olecha "Qu'est-ce que c'est que l'inspiration"? Il a souri, pris un petit temps et répondit: "L'inspiration, c'est une pluie invisible sous laquelle vous êtes le seul à marcher sans parapluie." C'est ainsi qu'Olecha donnait dans son style original et presque sans s'en rendre compte, la notion d'un mégatexte. En effet, l'art est pareil à l'eau dans ses divers états, et seul l'artiste comprend d'où vient la genèse de sa pluie. Il fait comme remplir son verre d'une pluie, ce qui fait apparaître des romans, des nouvelles et des poèmes. Le mégatexte est quelque chose de surlittéraire, d'archétypique, de propre à la conscience humaine. La langue que le mégatexte utilise pour communiquer avec le monde extérieur est justement définie par l'artiste qui déambule sous la pluie sans se couvrir. Le mégatexte possède autant de langues qu'il y a d'artistes. C'est pourquoi on entend dire "la langue de Pouchkine", "la langue d'Olecha". L'originalité essentielle des auteurs de ce type est l'ouverture.
Vélimir Khlebnikov en constitue le meilleur exemple. Sa vie est entrée dans la légende. Il était un vrai "homme de la steppe"; d'un côté, il se trouvait en dehors de tous courants et magouilles littéraires, d'un autre côté, il pérennisait à travers sa propre vie les traditions de Grigory Skovoroda et de Fiodorov. On dit qu'il ne quittait jamais ses écrits. Il pérégrinait ainsi, avec une taie d'oreiller sous le bras, et quand on lui demandait de lire il entamait la lecture, mais en fronçant les sourcis peu après, laissait tomber "Et ainsi de suite." Décontenancé, il rentrait les bouts de papier dans sa taie. On ne comprend guère jusqu'à présent ses prophéties sur les générations, en particulier ce qu'il appelait "la loi des générations." Les éclats de sa poésie se retrouvent parfois dans les vers d'autres poètes. Il ressemblait à Andrei Platonov, que l'on disait écrire dans "une autre" langue. Leur temps viendra. L'un comme l'autre cherchait parfois délibérément à effacer la limite entre l'art et la réalité, et Khlebnikov pensait à une époque où tout un chacun serait poète, lorsque la vie deviendrait poésie et que l'homme lui-même changerait. Le grand personnage des oeuvres de Khlebnikov est le Temps. Le Temps qui se mue en une Personnalité et la Personnalité qui vit dans le flot du Temps. De là son intérêt pour l'Egypte et les mathématiques. De là aussi son acceptation de la révolution. La Révolution qui fait reconvertir le Temps. Il n'a pas créé un seul roman au sens strict du mot. Mais il reste sans doute le seul poète du début du siècle qui sache exprimer véritablement la nature épique et la mythologie de la "relève des époques". Son temps à lui était à la fois épique et mythologique; il coulait sur une autre échelle, et lui, Khlebnikov, allait absolument de conserve avec l'explosion révolutionnaire de cette époque-là. Au risque évidemment d'être mal compris de ses contemporains.
Il suffit de formuler la question "Comment le temps s'écoule-t-il dans l'auteur, dans le créateur?", pour rendre visible le problème majeur de l'intérêt des lecteurs pour une oeuvre littéraire. Les contes étaient dits par des diseurs adultes à l'intention d'auditeurs adultes. Aujourd'hui, ils sont lu et écoutés par les enfants. Non seulement on assiste au changement de la conscience des adultes, on voit aussi évoluer la notion de temps et d'espace. Les anciennes idées sur le temps ont fait place à des notions nouvelles; or, cela appelait toujours des mutations qui ne se laissaient pas percevoir d'emblée, mais qui affectaient globalement la vie interne de l'humanité.
Malgré le fameux "progrès", la conscience humaine et la conscience de l'artiste conçoit le temps en catégories archétypiques anciennes lesquelles s'étaient formées en dehors de ce qu'on appelle "forme et contenu". Par exemple, Bakhtine, quand il analysait le roman de Rabelais ou la polyphonie de Dostoïevski, en venait à conclure que la conscience d'un auteur prend invariablement dans la réflexion des formes telles que "narration épique", "nouvelle", "parabole", "roman", et en même temps ces formes-là font figure de contenu. Bakhtine a fait valoir le premier un temps "individuel" d'auteur chez Gogol. Cela permettait de mieux voir le sens du genre "poème" appliqué aux "Ames mortes". Gogol réfléchissait non pas en catégories du roman, mais en catégories plus anciennes, qui s'étaient installées dans la littérature russe dès l'époque préchrétienne.
A l'instar de la manière dont s'écoule le temps et se modifie l'espace dans une oeuvre littéraire, se définit la vie interne de l'oeuvre. Tchékhov se plaignait de n'avoir pas écrit un seul roman dans sa vie. Il disait qu'il manquait de souffle pour le chemin aussi long qu'un roman. Le temps dans ses nouvelles n'est pas celui d'un roman; elles atteignent cette profondeur justement en tant que nouvelles, parce que le temps interne là-bas est ce qui est généralement attribué au roman. Il suffit de penser à certaines de ses nouvelles, par exemple, "Une histoire ennuyeuse", "Le moine noir", "Les moujiks", "Dans le ravin", "L'évêque".
Le temps et l'espace se présentent de la même manière chez un autre grand Russe. Bounine a écrit "La vie d'Arseniev", qui d'une part, offre quelques traces d'une hagiographie en tant que genre, et d'autre part, pose les bases d'un portrait d'un contemporain. "La vie d'Arséniev" de Bounine reprend pour une bonne part les traditions d'un "roman d'éducation" dont le summum a été atteint avec "L'éducation sentimentale" de Flaubert.
Par ailleurs, le grand romancier Dostoïevski puisait sa réflexion dans des formes spécifiquement russes, antérieures au roman. Il s'agit d'hagiographie et de parabole. "Les frères Karamazov", "Les possédés" sont des hagiographies transformées en romans. Dostoïevski voulait même donner aux "Possédés" un petit titre: "La vie d'un grand pêcheur". D'une "Vie d'un grand pêcheur"- ce qui est une absurdité en soi les "Vies" étant réservées aux saints - naquit un grand roman.
Tourguéniev maîtrisait plusieurs genres, mais cela ne veut pas encore dire que ses ouvrages sont habités par les époques variées. Tous ses jeunes romans ont poussé d'un petit texte: "Journal d'un homme de trop". Et heureusement, le plus haut sommet de son oeuvre - le roman "Pères et fils" - n'est pas uniquement ce que les contemporains de l'écrivain ont voulu y voir. C'est encore une tentative de Tourguéniev de contempler avec un maximum 'impartialité une autre génération, une autre conscience qui se manifesterait réellement avec le temps. L'histoire de la vie et de la mort d'un homme devient pour Tourguéniev une incompatibilité tragique entre l'idée et sa concrétisation en l'homme. Bazarov, ce héros de notre temps qui hait tout ce qui est héroïque, tout ce qui déborde du cadre humain, vit et meurt de manière héroïque. Ce roman a reçu diverses étiquettes idéologiques, il a eu évidemment ses flatteurs et ses contempteurs. Mais si on le considère dans une optique non idéologique, littéraire, "tourguénévienne", il est loin d'être lu et compris comme il se doit.
Au point de vue du temps d'un ouvrage et du type de conscience artistique de l'auteur, le phénomène de Pouchkine apparaît extrêmement intéressant. Pouchkine a créé ce qu'on appelle le "cycle d'auteur". Ses "Contes de Belkine" ont servi d'exemple à Gogol quand ce dernier écrivait ses "Veillées à la ferme de Dikanka". Le temps dans ce genre de nouvelles s'écoule dans un flot bizarre, qui a l'air de se dédoubler. Le temps dans lequel l'action des nouvelles se passe directement et le temps où ce cycle fut couché sur le papier. Il se crée un personnage qui aide l'auteur à faire abstraction de sa qualité d'auteur, toute son attention étant désormais braquée sur la narration.
La démarche de Gogol est quelque peu différente. Le genre et le temps des "Veillées" se recoupent d'une part avec le "Décaméron" de Bocaccio et des formes plus reculées de narrations unies par une nouvelle centrale. On ressent d'autre part dans la prose exotique petite-russienne de Gogol un arrière-goût si ancien de "narration magique". Cela fait penser notamment à l'Allemagne avec son "Livre populaire de Faust" dont sortit "Faust" de Goethe. Dans les nouvelles du cycle "Mirgorod", le temps se rend plus compliqué pour mettre en valeur d'autres problèmes, "plus gogoliens". Nous avons ici à une extrêmité les "Propriétaires fonciers de Starosvetsk", le récit le plus triste et le plus tendre à mon sens de la littérature russe, et le "Vij", à l'autre extrêmité. Ce n'est plus du tout un cycle de nouvelles rassemblées à la faveur d'un même personnage, ce sont là les extrêmités de la conscience même de Gogol. Si le temps qui se la coule douce dans "Les propriétaires fonciers de Starosvetsk" fait penser à une journée qui s'achemine vers le soir avec ses lumières de soleil couchant qui vous donnent des pincements au coeur, le temps du "Vij" est la nuit. La vie des petits propriétaires fonciers est le jour, de l'aube au coucher du soleil, alors que la vie de Khoma Brout se passe de minuit aux premiers chants des coqs. Gogol atteint le sommet dans ses "Âmes mortes". Un roman-poème, un roman-voyage. Il est vraiment malaisé de définir l'écoulement du temps dans cet ouvrage. Les "Âmes mortes" sont à la fois un "roman de la route", un "roman picaresque", un roman-réflexion, semblable au "Voyage de Pétersbourg à Moscou" de Radichtchev. Le temps se fend en deux dans ce roman. Le temps de Tchitchikov et le temps de l'auteur.
Il semble bien que personne avant Gogol de toute la littérature russe n'intervînt de cette manière-là dans la narration. En outre, Gogol était sans doute l'un des premiers écrivains russes à assumer une activité religieuse de pair avec celle d'un homme de lettres. Il avait toujours envie d'aller au-delà de sa vocation d'écrivain. Or, cela lui faisait épouser une responsabilité que même le protopope Avvakoum n'osait prendre. Le premier mais non le dernier parmi les Russes, Gogol s'imposa cette responsabilité. Être à la fois prophète et écrivain.
Une telle ardeur distingue sans doute encore Van Gogh. Les deux destinées étaient pareillement tristes. La vie ici-bas nous laisse toujours un choix. Il y en a qui deviennent des écrivains "de bureau". Mais celui qui s'engage dans la voie de la création devient soit un démon, soit un saint. Il descend inévitablement dans les rues. Il s'investit dans la vie.